Camera IGI (Jenoptik) IR-TCM 640
Thermographie aérienne
Chaque élément dont la température est supérieure au zéro absolu (-273,15° C) émet un rayonnement électromagnétique, ce dernier indiquant par son intensité spectrale la température de l’objet étudié. La thermographie aérienne permet de photographier à un instant T cette température et d’en tirer les analyses nécessaires à l’établissement de Thermi-Cartes de déperdition de chaleur, afin de participer à la lutte contre le réchauffement planétaire.
Prise de vue thermique réalisée pour le compte de la mairie d'Ivry (2010)
La thermographie aérienne ne peut être réalisée que dans des conditions météorologiques bien particulières :
L'acquisition se déroule avec un des avions de la flotte Interatlas équipés d'une caméra thermique de type IGI Jenoptik IR-TCM 640 (focale de 30 à 50 mm) capturant la chaleur (rayonnement électromagnétique) dans le spectre infra rouge moyen.
Controle terrain : la prise de vue est effectuée à environ 1000m d'altitude. La température capturée est donc celle que la caméra perçoit à cette altitude ; il faut donc calibrer cette dernière avec des points de contrôle de température pris au sol.
Développement : les photos acquises sont en niveau de gris ou chaque pixel représente un niveau de chaleur. Il est ensuite possible d'affecter des fausses couleurs à chaque pixel pour une représentation plus confortable sur le plan visuel (il est d'usage de représenter le froid par du bleu et le chaud par le rouge).
Calage : nous fusionnons les photos en une seule et la calons à la réalité, obtenant ainsi une orthophoto thermique de l'ensemble du territoire. (Chaque pixel révèle à ce stade une coordonnée et une température réelle).
Classification : nous réalisons à ce stade une classification en fonction de la température Min et Max du chantier en utilisant le cadastre pour analyser la valeur des pixels inclus dans chaque emprise de bâtiment.
Discrétisation : une fois les valeurs de pixels obtenues pour chaque bâtiment nous créons 5 (ou plus) classes de discrétisation allant du plus froid au plus chaud.
Nous réalisons alors un atlas des surfaces couvertes et pouvons en déduire une analyse des déperditions sur un territoire. Ici l'exemple est issu de la prise de vue Themique de la ville d'Ivry.
